Chercher l’inspiration dans les détails


#1

NE PAS DE CONTENTER DE L’ÉVIDENT

J’ai envie de vous parler d’inspiration. C’est une préoccupation sous-jacente pour tout artiste, que l’on soit novice ou senior, salarié ou à son compte.

Le premier problème que je rencontre est la saturation. On est aujourd’hui entouré d’images, et tout particulièrement lorsqu’on parcourt internet. C’;est une chance pour s’;enrichir, mais aussi une spirale sans fin. Avoir l’impression de voir que tout à été fait, et avec tant de talent peut devenir paralysant, vain.
L’autre problème que je rencontre est le fait de puiser des références sur des images planes, sur des supports similaires. J’inclue donc les Artbooks, pourtant plus palpables. Ça devient lassant. Du coup, je prends l’habitude de regarder le monde qui m’entoure.

Et je ne parle pas de scruter comme pour faire du dessin d’observation (qui est plutôt pour pratiquer et s’améliorer techniquement), mais d’observer les détails. Ça me permet d’alimenter mon vocabulaire visuel mais surtout d’envisager utiliser des détails observés indépendamment dans un contexte détaché de son lieu de provenance. De la même façon, regarder un aspect d’un objet (forme, proportion, couleurs, texture…) sans faire attention à sa fonctionnalité peut nous inspirer dans un sujet précis que nous aurions à réaliser (un bel exemple: la forme d’outils qui inspirent les vaisseaux de Eric Geusz ).

Audrey_20160604_tools

Faire se rencontrer des éléments qui n’ont rien à voir les uns avec les autres me donne l’impression d’approcher de “la créativité”. Il faut donc rester curieux, dans la vie comme dans son travail, pour alimenter ses activités artistiques.

Concrètement, j’ai le réflexe de prendre en photo des éléments qui pourraient m’être utiles - si je n’;ai pas l’occasion de les esquisser. Ce ne sont pas des photos de qualité, mais des pistes de réflexion, des idées à appliquer à différents sujets. Une petite sélection de mes propres photos:

Audrey_photos20

APPLICATION DANS dWARf.

Fin janvier, nous lançons donc la première pré-alpha. Les menus temporaires sont prêt du côté des dev, tout comme le launcher. Pour que les gens veuillent en découvrir d’avantage, et se projettent dans une version plus aboutie, il est temps de mettre à jour tout ça !
C’est donc le moment de revoir l’UI (user interface), et de s’éloigner quelque peu de l’idée d’être très flat (>voir le blog de février 2017). J’;ai ainsi comme but de donner un peu de dimension aux menus.

J’étais encore en Alsace quelques jours auparavant, et l’architecture ne m’;avait pas laissée indifférente. Je me suis donc replongée dans mes photos pour extraire des formes et des textures. En piochant dans des éléments architecturaux, je ne dévie pas tant de la fonctionnalité de base, décorative, mais je sors quelque peu l’élément de son contexte. Voici quelques recherches, dont ce que vous avez peut-être pu observer pendant l’ouverture des serveurs.

Audrey_alsaceInspi

Et comme parfois nous pouvons repenser à un détail susceptible de nous intéresser, n’oublier pas la téléportation, aka Google street view.

Pour la phase de recherche concernant l’arène à venir (Arès), je m’en suis servi pour observer un bâtiment résolument typique et ancien croisé dans un centre-ville, qui pouvait correspondre au type d’ambiance que j’imaginais. Une autre fois, je voulais retrouver bâtiment dont l’architecture m’avait intrigué, dans un train lancé à quelques 280km/h. En pensant directement à noter une information pour me situer - une caserne au nom écrit en énorme, pratique- je n’ai plus eu qu’à remonter la voie ferrée sur Maps.

Bref, si vous vous dirigez vers ce métier, ne vous étonnez pas de vous arrêter à chaque arbre sinueux, à chaque architecture originale, à chaque brindille harmonieuse, à chaque ciel contrasté… et parcourir google map pour retrouver le joli rocher que vous aviez croisé au bord d’une autoroute.